Il y a 92 ans les jeux olympiques d’hiver

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Il y a 92 ans, en ce 5 février 1924,  se clôturaient les premiers jeux olympiques d’hiver, et c’était à Chamonix. A l’époque on l’appelait la Semaine Internationale des Sports d’Hiver de Chamonix Mont Blanc. Elle prendra plus tard le nom de Jeux olympiques d’hiver.

Ce fut un réel succès. Celui-ci fut  assuré par des journalistes venus de l’Europe entière, mais aussi des USA.

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Sonia Enye la plus jeune candidate de ces jeux : 11 ans

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

16 nations étaient représentées : 258 athlètes, dont 13 femmes, parmi elles une enfant suédoise en patinage artistique,  Sonia Enye, elle sera la coqueluche des journalistes et des photographes.

39 Français participent aux diverses compétitions dont deux femmes.

Lecouple Andrée Joly et Pierre Brunet : médaille de bronze

Le couple Andrée Joly et Pierre Brunet : médaille de bronze

L’une d’elle,  Andrée Joly,  gagnera la médaille de bronze de patinage en couple avec Pierre Brunet. WAADO022_HD

 

15 compétiteurs  hommes sont originaires de Chamonix.

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On répertorie 16 épreuves parmi les activités sportives les plus pratiquées de l’époque :

– Patinage : artistique, vitesse,  hockey

– Bobsleigh.

– Ski de fond : 18km-30km-50km.  Les 50km est  l’épreuve la plus éprouvante pour les concurrents. Il fait très froid ce jour là. De nombreux abandons sont à noter.

– Combiné nordique (ski de fond + saut).

 – Épreuves militaires (ski de fond + tir).

– Saut à ski,

-Curling

Le ski alpin ne fait pas encore partie de ces jeux d’hiver. Bien que Chamonix ait en 1908 organisé des  compétitions de ski,  cette discipline   n’est pas encore retenue  par les instances olympiques.

A l’issu de la semaine, la France a  récolté trois médailles de bronze. Une en patinage artistique couple, une en curling et la troisième  en patrouilles militaires avec les concurrents chamoniards les frères Mandrillon.

La France ne sera  que la 9ème nation sur 16. La Norvège première nation de tous les états représentés  récoltera  4 médailles d’or, 7 d’argent et 6 de bronze.

Le maire Jean Lavaivre soutenu par les hôteliers chamoniards aura donné toute son énergie à défendre la candidature de Chamonix. Ilchamonix3 avait compris l’importance de ces jeux qui seront une immense promotion pour la station chamoniarde face aux stations suisses comme Davos ou saint Moritz. Les chamoniards auront participé avec beaucoup d’énergie et de sens du bénévolat … afin que ces jeux soient une réussite.

Un joli souvenir dans l’histoire locale des débuts des sports d’hiver

Cliquer ci dessous sur le titre : film 

 Film tourné en 1924 lors des jeux olympiques d’hiver de Chamonix

 

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Le village des Bois perd-il son âme ?

 

outaLe village des Bois est pour tout chamoniard un des lieux privilégiés où chacun aime à flâner.

Ici l’atmosphère des temps anciens transpire  encore lorsque l’on se promène tranquillement dans ce hameau aux écarts de Chamonix.  Ici des greniers d’origine, des fermes traditionnelles, des maisons mitoyennes témoignages du 18ème siècle. Mais encore  des chemins de servitude menacés par la privatisation.

Les temps changent, la pression immobilière est forte comme ailleurs. Le village ne bénéficie d’ancune mesure de protection

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Ainsi de beaux greniers de pierre ont disparu laissant place à de vagues bâtiments sans âme et sans caractère.

 

 

 

 

Et une des plus belles fermes du hameau disparaît…

Dommage Les propriétaires n’avaient pas pu aller au bout de leur désir de réhabilitation et de restauration de ce lieu magnifique .

Triste ! Non ?

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Histoire et patrimoine Chamonix

Edité par Christine Boymond Lasserre

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L’enfant de Shôzô Hamada : une statue ravissante

 

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Une  adorable petite  statue orne depuis  1998 l’entrée des jardins de  Fujiyoshida (au dessus du parking saint Michel  à sa sortie supérieure).

Arrêtez- vous !  Elle vous sourit, vous interpelle, vous invite au à la sérénité.

Cette statuette  exprime la douceur. Elle dégage tant de  de quiétude  que nous pourrions avoir  envie de  l’emporter !  

Offerte à Chamonix,  à l’occasion du vingtième anniversaire du  jumelage de Chamonix avec Fujiyoshida, la cité japonaise a fait appel à Mr Shôzô Hamada  sculpteur japonais, originaire de la ville. Cette statue  est  un joli  témoignage  de la nature  des liens qui lient Chamonix à Fujiyoshida,  sa ville  jumelle depuis 1978.

Cette œuvre,  intitulée « warashiko »signifie « l’enfant » .Elle  révèle le sentiment profond d’un homme  attentif aux  émotions  de ses semblables. Les mains  magiques de cet artiste transforment ce  matériau dur,  si  difficile à travailler. Il  le réchauffe, le modèle et arrive  avec une habileté étonnante à  donner une lumière au  regard de cet enfant. C’est magnifique… Parvenir à faire parler la pierre avec une telle expression est bien la preuve de   son talent.

Mr Shôzô H25012016_0001amada a sculpté ainsi de très nombreuses petites statues du même matériau. Essaimées dans tout le Japon,  elles font la joie des japonais.

 

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La commune de Fujiyoshida avec cette statuette  montre  aux Chamoniards la chaleur et la générosité du peuple japonais.

C’est réussi. Puissions-nous exposer un jour à Chamonix une autre statuette de ce sculpteur si habile et expressif !

 

 Histoire et patrimoine Chamonix

Christine Boymond Lasserre

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Les Soldanelles (2) :

Soldanelles filles

 

Suite à l’article sur les préventoriums des Soldanelles et Miremont j’au reçu de nombreux mails de  réactions d’anciens « jeunes malades ». Certains de ces courriers sont effectivement intéressants aussi  je vous propose de partager avec vous quelques uns de ceux-ci.

Tous parlent avec émotion de ces moments passés aux Soldanelles au pied du Brévent. Beaucoup se souviennent de l’extrême gentillesse de Mr et Mme Aulagnier. Leurs souvenirs d’enfants sont touchant voire poignants. Je ne peux m’empêcher de vous les transmettre.

 

miremont 2Bonjour Madame, j’ai trouvé par hasard  votre communication sur le préventorium des Soldanelles, duquel j’ai été pensionnaire de Mars à Juin 1964 à l’âge de 13 ans Cela m’a permis de revivre avec émotion ces quelques mois passés à Chamonix, de revoir le docteur Aulagnier, son épouse – ils étaient très gentils tous les deux, le Miremont où nous passions nos radiographies et les visites médicales, enfin plein de souvenirs, de visages et de noms, des anecdotes qu’il faudrait que j’écrive un jour sur la vie dans cet établissement. Je l’ai recherché lors d’un séjour à Chamonix vers 1995 mais les bâtiments n’existent plus, remplacés par des immeubles d’habitations de masse. Merci Madame de m’avoir donné l’occasion de me remémorer tout cela,

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Madame,

Merci de votre disponibilité. Je vous confirme donc que mon père, le Dr Armand Olivennes ( a l’époque Oliewenstein) a été gardé pour une primo infection tuberculeuse au sana des Soldanelles. Il y est resté pendant plusieurs mois (ou années??) et a été caché dans un grenier par le Dr Aulagnier lors d’une (une c’est sur ou plus??) rafle a la recherche d’enfants juifs (par des français ou allemands?). 

Je recherche donc la famille de ce Dr Aulagnier. 

Si vous avez des informations sur les prénoms des enfants Aulagnier, je suis intéressé. Peut être par l’état civil de la mairie de Chamonix. 

Bien a vous. 

Pr François OLIVENNES

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Livre  « L’autre éducation sentimentale » de Pierre-Jean REMY, de l’Académie française, qui raconte son séjour aux Soldanelles en 1951, à partir de la page 70  jusqu’à la page 85.

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En tant qu’ancien pensionnaire, J’ai pris connaissance de votre page sur les préventoriums le Miremont et les Soldanelles avec émotion…

Christian Leygnier

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SOUVENIRS DE MON SÉJOUR AUX SOLDANELLES,

préventorium de Chamonix, de mars à juin 1964.

Comte Daniel Polacci 

Si je dois remonter le fil de ma mémoire pour me remémorer ce court séjour en Haute-Savoie, je me revois d’abord quittant un soir le port de Marseille avec Maman, disant adieu à Papa et à mes frères et sœurs qui nous avaient accompagnés depuis la Corse jusque là, pour rejoindre la Gare Saint-Charles en exergue d’un voyage nocturne dont la perspective ne m’enchantait guère…Une atmosphère fébrile enveloppait alors l’immense halle métallique, un brouhaha de cris, de sifflets, des porteurs qui se bousculaient, s’invectivaient, des voyageurs pressés, la fumée de quelques locomotives bruyantes dont les tampons s’entrechoquaient violemment contre des wagons ou des butoirs, rien de rassurant pour un gamin de treize ans qui venait tout juste de quitter sa montagne natale et qui se préparait à sa première séparation d’avec le cocon familial.

Depuis plusieurs mois je traînais avec mois une mauvaise toux, assez légère mais accompagnée d’une petite fièvre qui avait inquiété mes parents. N’avions-nous pas avec nous notre grand-oncle paternel, dont on disait qu’il était poitrinaire, et dans les bras duquel j’étais toujours fourré, souvent pour écouter à la radio une émission qu’il affectionnait particulièrement, « Les Grandes Voix Humaines », les grands airs d’opéra que j’ai grâce à lui appris à aimer…De fait, au cours de l’année 1963, j’avais appris à l’Institution Sainte-Marie que ma cuti-réaction à la tuberculine était devenue positive et il avait fallu dès lors, d’examen en examen, de radiographie en radiographie, se résoudre à l’idée qu’une « primo-infection » tuberculeuse était à l’œuvre. Nous étions même venu consulter, à Marseille, l’éminent professeur de Lannoy, un ami de Papa, chez lequel on m’avait pratiqué une des toutes premières tomographies, examens qui confirmaient la nécessité d’un traitement au P.A.S. ( Para-Amin salicylate de Sodium ) , sorte de granulé amer qu’il me fallut ingurgiter plusieurs fois par jour, juste avant les repas, durant des mois, sans qu’une amélioration ne se dessinât vraiment.

En savoir plus »

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Jan 10

Blog des virees culturelles devient blog de Christine à Chamonix

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Une des dernières boutiques à l’ancienne de Chamonix : « A la Ville de Venise »

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_MG_1577Quel heureux fouillis  que cette boutique de jouets située  sur l’avenue Michel Croz ! Ce commerce est encore dans son état  d’origine : l’escalier trônant au milieu du magasin, le décor ancien,  les étagères,  la multitude de tiroirs remplis de trésors, tout est comme l’ont créé les premiers propriétaires.

Fouillez un peu, et vous  trouverez  parmi les peluches et les   jouets plus modernes  des figurines Hummel, des assiettes faites main  et  de vraies  céramiques italiennes.20151129_172000

Les clients connaisseurs, venant souvent de loin, savent trouver chez Mme Biancucci les objets les plus inattendus, les plus rares !

Manquent les lustres d’origine du plafond. Ceux-ci,  magnifiques,  n’ont pu résister aux lois imposées par la sécurité !

Cette boutique emblématique de Chamonix s’appelle «  A la ville de Venise », mais voilà,  lors des travaux  d’extension entrepris à l’étage la célèbre enseigne  que tous les chamoniards connaissaient…  a disparu ! Volée !

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Photo collection Bernadette Tsuda

« La Ville de Venise » à l’origine occupait de magnifiques  constructions  en  bois que l’on voit sur   certaines photos d’époque. Situés devant le Métropole  (A l’époque  Hôtel Moderne et Victoria),  ils seront déménagés danS les années 1920 vers l’Outa.  Ils resteront d’abord magasins de souvenirs,  puis seront transformés en  boite de nuit (appelée  « l’Igloo » ) pour finalement être détruits  en 1968 lors de  la construction de la résidence actuelle l’ « Outa ».

Mais pourquoi   «   Ville de Venise » ?

Collection Bernadette Tsuda

Collection Bernadette Tsuda

Ces magasins étaient tenus par une fratrie : Dominique, Atilio et Emilio Salvador.

Famille brésilienne installée dans le Frioul,  ils ouvrirent  dès les années 1900 ces boutiques haut de gamme  à Bruxelles, Montreux, Londres et finalement Chamonix. Ici se  vendaient aussi bien des lustres de Murano,  des dentelles de Burano, des porcelaines de Vénétie 20151129_171549,  des figurines  de Capo del Monte,  cette porcelaine si délicate venant de Naples. Des  objets de luxe très appréciés des touristes  de la Belle Epoque et des Années Folles.

La boutique   située  devant le Métropole étant menacée de destruction, Emilio décide alors de faire construire la galerie marchande actuelle en 1926 et ouvre   son nouveau magasin en 1928.

 Sur le seuil   apparaît une belle mosaïque où  sont  inscrits son nom,  la date_MG_1566 de l’ouverture du magasin  sous les ailes d’un aigle symbole de puissance !

La famille tiendra ce magasin typique jusque dans les années 1980. Repris alors  par Mme Biancucci,  laquelle durant une dizaine d’années se déplacera encore  régulièrement en Italie pour ramener à Chamonix ces souvenirs de qualité qui faisaient de la « Ville de Venise » sa réputation.

 

_MG_1558A côté de la boutique,  une entrée conduit  aux appartements des étages supérieurs.   _MG_1555Une magnifique ferronnerie art déco  orne la porte d’entrée. Celle-ci,  typique de cette période,  est agrémentée de deux lettres C et D: ces initiales correspondent aux initiales du  propriétaire ayant acquis l’étage supérieur,  un Devouassoux, probablement issu de la famille qui avait construit en 1905 l’ancien hôtel voisin appelé l’Hôtel central correspondant actuellement à la résidence des Balances.

 A regarder de plus près lors de nos balades chamoniardes.

 

Histoire et patrimoine de la vallée de Chamonix

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Récit d’une ascension du Mont Blanc en 1825

Markham Sherwill capitaine de l’armée royale britannique découvre la vallée de Chamonix en 1825.

Il fait  l’ascension du Mont Blanc le 25-26-27 août de cette même année.

Il publie alors  les détails de cette ascension qui à l’époque n’était pas encore devenu  » a la mode ».

L’association des Amis du Vieux Chamonix possède cet ouvrage  de 1827.

La BNF ( bibliothèque nationale de France) l’a numérisé …

Un petit trésor à lire ci dessous .Il vous suffit de feuilleter le livre en passant votre souris sur les flèches.

Possibilité de lire en mode plein écran en cliquant sur l’icône du dessous 

 

 

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Les ardoises et les pierres meulières des Posettes

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Lors de cette promenade magnifique conduisant aux Posettes  nous profitons d’un des paysages les plus somptueux de notre vallée.

 Ici sur les flancs des divers chemins conduisant aux sommets les hommes y ont laissé leurs marques. Témoignages d’une période révolue et qui fut si dure !

Les ardoisières des Posettes

Tout le monde connait le coin  dit des ardoisières. Ici  Vallorcins,  Montrottis,  torzerains depuis 1838 et durant   près de 100 ans ont travaillé  là été comme hiver. Ces ardoises grises étaient utilisées tout d’abord pour recouvrir les sols des fermes chamoniardes,  mais on abandonna ce type d’exploitation car trop fines. On eut alors l’idée de les polir afin de commercialiser des ardoises pour recouvrir les toits. Abandonnées pendant la première guerre mondiale,  les carrières sont ré ouvertes.

restes des  baraquements des ouvriers Photo Mathieu Petetin geologie-montblanc.fr

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En 1921 une vingtaine d’ouvriers travaillaient sur  2 carrières produisant 430 tonnes d’ardoises. Celles-ci  étaient expédiées dans l’est du pays dont les mines d’ardoises avaient  été totalement détruites par les combats.

 

Jules Cachat  construisit en 1922 un petit téléphérique reliant les ardoisières au village du Tour qui permettra de descendre ces ardoises  plus rapidement et avec plus de sécurité.

Témoignage de Aimé Ancey de Vallorcine (revue la météorologie N°52)

….Dans ma jeunesse, j’étais cultivateur, comme tout le monde ! On avait des vaches… Après la première guerre, j’ai travaillé là-haut, aux Posettes, dans les ardoisières. Je n’y suis pas retourné depuis 1927. Il y avait un grand bâtiment…Un téléphérique montait et descendait les ardoises. Nous autres, nous montions à ski l’hiver. On travaillait tout le temps, été comme hiver. On montait le lundi, on redescendait le samedi….

Vers 1935 le dernier exploitant  livrait encore d’importantes quantités d’ardoises pour écoliers. Ce sera la fin des ardoisières (Paul Payot « au royaume du Mont Blanc).

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Entrée de galerie Photo Mathieu Petetin geologie-montblanc.fr

Des galeries toujours existantes mais dangereuses restent le témoignage de ces mines, au dessus subsistent les ruines de ce bâtiment  ou logeaient ces ouvriers. Hébergement bien précaire mais qui permettaient à ceux-ci de ne pas avoir  à descendre dans la vallée chaque soir.

Plus tard d’autres ardoisières furent exploitées près de l’ancien alpage du Chenavier. Ces ardoises vertes, plus délicates exploitées par Mr Cretton durant une vingtaine d’années après la seconde guerre serviront essentiellement à recouvrir les  toits des  greniers de la vallée. Elles étaient transportées au haut du village de Montroc par une sorte de petit téléphérique. On peut encore apercevoir la carrière lorsque l’on emprunte le chemin vers les Posettes  entre le Chenavier et la bifurcation vers le sommet.

 Mais par ailleurs  savons-nous qu’au Chenavier ainsi qu’au lieu dit des Chaleyres aux Posettes  dans une pente recouverte maintenant  de  rhododendrons, on exploitait là des veines de conglomérat  dont on faisait des pierres meulières.

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Pierre meulière enfouie photo Mathieu Petetin geologie-montblanc.fr

Elles  servaient probablement  aux nombreux moulins répartis dans la vallée. Ces pierres taillées sur place sont magnifiques. Il faut les chercher noyées dans les rhododendrons. Elles  pèsent de 500kg à 1 tonne ! Comment donc ces hommes pouvaient ils travailler sur ces blocs de pierre ? A quel moment et pendant combien de temps a-t-on exploité ces carrières ? Et surtout comment donc pouvaient-ils les transporter ? Elles ne pouvaient être portées par les  mulets… on imagine la charge ! Peut être en fin d’hiver  en les faisant glisser dans la neige ? La mémoire collective l’a t’elle oubliée ?

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Piere meulière récupérée aux chaleyres par Roland Cretton

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Quel travail ahurissant ! On ne peut qu’être admiratif devant ce travail d’hercule que réalisaient nos anciens. Ne l’oublions pas. Et mettons en valeur ces carrières qui sombrent dans l’oubli.

 

 Aux Posettes  ce versant se caractérise par des bandes de terrains carbonifères constitués de schistes ardoisiers et de grès conglomératiques tiré du site :

a consulter sur le site : http://www.géologie-montblanc.fr .

 

Bonjour je viens de revisiter en détails votre site web. Etant passionné par le patrimoine. Je me permet juste une petite remarque au sujet des Posettes. Une carrière d’ardoise n’est pas une Mine. Ce sont deux choses très différentes. Les ardoisières sont des toutes des carrières. Qu’elles soit exploitées à ciel ouvert ou par galeries. Une carrière souterraines se compose de galeries le plus souvent ouvertes pour atteindre les couches de schistes ardoisiers. C’est à dire qu’elle traverse des parties qui séparent la couche de la surface. Une fois que ces galeries trouvent la couche des chantiers (sortes de chambres d’exploitations) sont ouvertes. Le meilleur exemple était les ardoisières de Montvauthier . Cette carrière à été exploité d’une façon quasi industrielle. Les galeries (à un endroit précis de la carrière) traverses la pierre de qualité médiocre. Puis elles longent une couche d’ardoises et de masses gréseuses. Tout les chantiers furent ouverts le long du massif gréseux. Les chantiers se nommaient  »chambres » voir  »Carrel ». Les blocs d’ardoises étaient exploités dans les chambres puis extraits par les galeries. Plusieurs types de galeries: Puis amener à l’atelier des fendeurs. Le principe était le m^me à celle des Posettes. Seules l’échelles des travaux varie. Les Posettes est plus une carrière dite artisanale. Voila j’espère que ce petit courrier vous apportera des infos pouvant répondre à votre attente. Cela n’enlève absolument rien bien à la grande qualité de votre site si passionnant.

Stéphane Briand

 Edite par Christine Boymond Lasserre

Histoire et patrimoine Chamonix Mont Blanc

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Comment on enlaidit le patrimoine à Chamonix

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Vue  sur le carrefour prise de l’hôtel des balances appelé  ensuite l’hôtel Centrall

La résidence des Balances,  ancien hôtel de la Belle Epoque,  trône au centre de Chamonix.

Depuis des siècles,  chamoniards et visiteurs passent par  le carrefour  situé au pied de ce bâtiment, en direction de l’unique passerelle franchissant  l’Arve ou pour se rendre à l’église.

 

 La famille Devouassoux avait,  en 1905,  construit ici un des fleurons du patrimoine chamoniard. Transformé en appartements dans les années 1980,  l’hôtel a perdu un peu de son âme, mais rien de sa structure originelle

 

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La résidence des Balances anciennement hotel Central1905, 

Son toit haussmannien, ses balcons ouvragés, ses encadrements de granit, son escalier intérieur rappellent les temps de la Belle Epoque.

Il y a peu encore,  une fleuriste occupait  au rez de chaussée  un des anciens salons de l’hôtel.  Lors de son installation, le plafond était _MG_0161recouvert de frisette. Elle eut l’idée de la retirer et découvrit alors un superbe décor peint. Elle mit ainsi en valeur une ornementation  raffinée datant de l’origine.

Une peinture en trompe l’œil représentait un balcon orné de fleurs. Au dessous,  une frise courait le long du mur.

_MG_0169Aux quatre coins,  quatre médaillons évoquaient  des paysages de montagne, une scène de bateau sur un lac et le dernier figurait le château de Chillon._MG_0175

J’avais plaisir à le montrer  lors de mes visites guidées, et la propriétaire était ravie de mon passage.

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Aujourd’hui tout a disparu. En une nuit… plus de décor, plus de plafond peint, plus de fleurs…

_MG_1510une misérable couche de peinture blanche a recouvert l’ensemble. Les peintures sont perdues à jamais…

Le nouveau propriétaire, une enseigne de sport,  n’avait cure de ces vieilleries et n’y voyait certainement aucun intérêt.

 

_MG_1505Vu de l’extérieur,  l’enseigne  du magasin  est d’une horrible banalité.  Mais de plus elle est répétée sur les vitres des fenêtres du premier étage, en contravention me semble t’il  avec la réglementation :

A Chamonix, toute publicité est interdite en dehors des enseignes réglementaires.

Ainsi est  dénaturé  cet ensemble architectural qui aurait mérité, au contraire,  qu’on  le mettre en valeur.

 

N’aurait on pas pu, comme Annecy l’a fait en son temps,   lancer une politique de protection du patrimoine qui aurait permis d’ éviter ces abus  d’enseignes  extérieures  et  de protéger ces décors  intérieurs que d’autres à Chamonix ont su respecter et préserver.

Histoire et patrimoine de Chamonix

Christine Boymond Lasserre

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La villa de la Tournette connait une nouvelle vie

 

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Construite et occupée  par les frères Couttet et leurs descendants,  puis par Mr Maurice Herzog, elle fut rachetée par la mairie en  2000. Abandonnée une dizaine d’années  et souvent squattée, puis restaurée par la municipalité,  elle est à ce jour confiée à André Manoukian pour en faire une Maison des artistes.Maison des artistes

Le musicien  s’engage  à  la faire vivre,  avec des concerts ouverts à tous.

C’est une belle renaissance pour  une maison de caractère.

Joseph et Jules Couttet *seraient certainement heureux  et fiers  de la magnifique restauration  effectuée sur  leur villa la Tournette.

Joseph, sur la fin de sa vie,  rêvait d’en faire un musée. Il affectionnait tout particulièrement cette magnifique maison qu’il avait construite  avec son frère Jules  dans le parc dépendant du Grand Hôtel Couttet et du Parc.Ce ne sera pas un musée mais un temple de la musique.

La maison   a une forme vraiment étrange,  tout à fait étonnante dans le contexte chamoniard. Elle repose sur une base solide en granit, et s’élève en forme pyramidale vers l’épi  de faîtage. Les façades sont protégées à l’est et au sud par une galerie de plain pied constituée d’une élégante et fine colonnade en bois. Le plus  inhabituel   est sans conteste, vu de l’extérieur, la répartition des fenêtres dans la toiture  qui laisse deviner l’agencement intérieur.

  On admire ici l’art des angles, des pans coupés, des cercles, des arrondis et des octogones.

girouetteEn son sommet tournoie  une girouette empreinte  d’histoire représentant  les deux frères en ski  de fond.  La légende raconte qu’ils auraient rapporté d’un voyage en Norvège, avec le docteur Michel  Payot,  les premiers skis dans la vallée.

Construite en 1926,  la Tournette  se rattache à l’esprit original  des années de la Belle Epoque et des Années folles. On y lit une architecture  dans laquelle on retrouve la fantaisie de l’art nouveau et la géométrie de l’art déco.

La commande n’aurait elle pas été faite avant la guerre, (les plans font penser à la période avant guerre) mais celle ci a peut être  contraint les frères à différer leur projet .    C’est une question que l’on peut se poser. on sait que Joseph Couttet a passé une grande partie de la guerre dans les tranchées)

05 09 FACE CUISINE - CopieLes plans sont signés par Mr Debry,  architecte de la ville de Chamonix,  auteur de nombreuses réalisations dans la vallée.Le graphisme des plans, incroyablement  détaillés, est  remarquable. Ils sont exposés au sous-sol de la maison. 

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Détail ravissant d’un des plans

Tournette à sa construction sans la girouette 5

Villa les Améthystes en 1926

 

 

 

A sa construction la maison prit le nom de « Villa des Améthystes »  mais l’orthographe en étant trop complexe on lui donna le nom de  Tournette. Pour quelle raison ? Nul ne le sait.  Y-a-t-il un lien avec les rochers de la Tournette sur le chemin du Mont Blanc ?

Dégagée des haies et des arbres  qui  l’étouffaient, la villa est maintenant bien visible aussi  bien  de l’entrée du parc que de l’avenue des Allobroges qui la longe au sud.

A l’intérieur,  l’ambiance feutrée  de l’origine est   préservée, les volumes restent les mêmes et la décoration mêlant l’ancien et le moderne est une réussite. Bravo au jeune talentueux décorateur chamoniard Victor Armand  qui a su restituer   l’âme particulière de cette maison.

Ici seront donnés régulièrement des concerts ouverts à tous,  André Manoukian l’a promis. Le studio d’enregistrement High Tec  aménagé dans l’ancienne  cave offrira la possibilité aux groupes voulant faire des enregistrements de venir le faire à Chamonix, en échange de quoi  ils seront logés dans les chambres des étages supérieurs et devront donner des concerts au sein de cette Maison des Artistes.

Ambitieux, André Manoukian rêve d’en faire une « Villa Médicis » chamoniarde. Le rêve est permis.

 

Mais qui étaient donc Joseph et Jules Couttet :

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Joseph Couttet et sa femme Aimée à Venise en 1926

Jules et Joseph Couttet étaient les fils du fameux guide et hôtelier François Couttet dit « Baguette ». Ce François,  après avoir construit dès 1868 une pension,  construira en 1880 le Grand Hôtel Couttet et du Parc. Il aura cinq enfants qui marqueront à leur tour toute l’histoire hôtelière de la Belle Epoque aux années Folles.

Joseph était le second, Jules le dernier. Ensemble, au décès des parents,  ils tiendront l’hôtel, et ensemble ils construiront cette magnifique villa.

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Le docteur Michel Payot

Joseph ami du docteur Michel Payot fut un des promoteurs du sport d’hiver à Chamonix. Il contribua à y importer le ski tout au début du siècle par le truchement des skieurs de l’armée norvégienne avec qui il organisa les premiers sauts à ski au tremplin des Frasses.

Simultanément Jules et Joseph mirent sur pied avec leur beau frère Jean Lavaivre, maire de Chamonix l’organisation hivernale de la station et créèrent coup sur coup la première patinoire, la piste de bob et les premiers itinéraires de ski de printemps. Tous deux seront très actifs dans la vie chamoniarde et œuvrant avec insistance pour la création des premiers jeux olympiques de 1924.Leurs soeurs mettront en route trois hôtels fameux à chamonix, le palace du Savoy, l’hôtel des Alpes, l’hôtel du Beau Site.

Joseph Couttet fut un alpiniste passionné et rien de ce qui touchait à la montagne ne le laissait indifférent.

Les deux frères meurent tous deux en 1961 à l’age de 91 ans pour Joseph et 86 pour Jules.

 

                                                                 

 Edité par Christine Boymond Lasserre

Histoire et patrimoine de Chamonix

 

 

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