août 27

Les ardoises et les pierres meulières des Posettes

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Lors de cette promenade magnifique conduisant aux Posettes  nous profitons d’un des paysages les plus somptueux de notre vallée.

 Ici sur les flancs des divers chemins conduisant aux sommets les hommes y ont laissé leurs marques. Témoignages d’une période révolue et qui fut si dure !

Les ardoisières des Posettes

Tout le monde connait le coin  dit des ardoisières. Ici  Vallorcins,  Montrottis,  torzerains depuis 1838 et durant   près de 100 ans ont travaillé  là été comme hiver. Ces ardoises grises étaient utilisées tout d’abord pour recouvrir les sols des fermes chamoniardes,  mais on abandonna ce type d’exploitation car trop fines. On eut alors l’idée de les polir afin de commercialiser des ardoises pour recouvrir les toits. Abandonnées pendant la première guerre mondiale,  les carrières sont ré ouvertes.

Rest de baraquements des ouvriers Photo Mathieu Petetin geologi-montblanc.fr

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En 1921 une vingtaine d’ouvriers travaillaient sur  2 carrières produisant 430 tonnes d’ardoises. Celles-ci  étaient expédiées dans l’est du pays dont les mines d’ardoises avaient  été totalement détruites par les combats.

Jules Cachat  construisit en 1922 un petit téléphérique reliant les ardoisières au village du Tour qui permettra de descendre ces ardoises  plus rapidement et avec plus de sécurité.

Témoignage de Aimé Ancey de Vallorcine (revue la météorologie N°52)

….Dans ma jeunesse, j’étais cultivateur, comme tout le monde ! On avait des vaches… Après la première guerre, j’ai travaillé là-haut, aux Posettes, dans les ardoisières. Je n’y suis pas retourné depuis 1927. Il y avait un grand bâtiment…Un téléphérique montait et descendait les ardoises. Nous autres, nous montions à ski l’hiver. On travaillait tout le temps, été comme hiver. On montait le lundi, on redescendait le samedi….

Vers 1935 le dernier exploitant  livrait encore d’importantes quantités d’ardoises pour écoliers. Ce sera la fin des ardoisières (Paul Payot « au royaume du Mont Blanc).

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Entrée de galerie Photo Mathieu Petetin geologie-montblanc.fr

Des galeries toujours existantes mais dangereuses restent le témoignage de ces mines, au dessus subsistent les ruines de ce bâtiment  ou logeaient ces ouvriers. Hébergement bien précaire mais qui permettaient à ceux-ci de ne pas avoir  à descendre dans la vallée chaque soir.

Plus tard d’autres ardoisières furent exploitées près de l’ancien alpage du Chenavier. Ces ardoises vertes, plus délicates exploitées par Mr Cretton durant une vingtaine d’années après la seconde guerre serviront essentiellement à recouvrir les  toits des  greniers de la vallée. Elles étaient transportées au haut du village de Montroc par une sorte de petit téléphérique. On peut encore apercevoir la carrière lorsque l’on emprunte le chemin vers les Posettes  entre le Chenavier et la bifurcation vers le sommet.

 Mais par ailleurs  savons-nous qu’au Chenavier ainsi qu’au lieu dit des Chaleyres aux Posettes  dans une pente recouverte maintenant  de  rhododendrons, on exploitait là des veines de conglomérat  dont on faisait des pierres meulières.

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Pierre meulière enfouie photo Mathieu Petetin geologie-montblanc.fr

Elles  servaient probablement  aux nombreux moulins répartis dans la vallée. Ces pierres taillées sur place sont magnifiques. Il faut les chercher noyées dans les rhododendrons. Elles  pèsent de 500kg à 1 tonne ! Comment donc ces hommes pouvaient ils travailler sur ces blocs de pierre ? A quel moment et pendant combien de temps a-t-on exploité ces carrières ? Et surtout comment donc pouvaient-ils les transporter ? Elles ne pouvaient être portées par les  mulets… on imagine la charge ! Peut être en fin d’hiver  en les faisant glisser dans la neige ? La mémoire collective l’a t’elle oubliée ?

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Piere meulière récupérée aux chaleyres par Roland Cretton

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Quel travail ahurissant ! On ne peut qu’être admiratif devant ce travail d’hercule que réalisaient nos anciens. Ne l’oublions pas. Et mettons en valeur ces carrières qui sombrent dans l’oubli.

 Aux Posettes  ce versant se caractérise par des bandes de terrains carbonifères constitués de schistes ardoisiers et de grès conglomératiques tiré du site :

a consulter sur le site : http://www.géologie-montblanc.fr .

Edite par Christine Boymond lasserre

Histoire et patrimoine Chamonix Mont Blanc

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juil 12

Comment on enlaidit le patrimoine à Chamonix

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Vue  sur le carrefour prise de l’hôtel des balances appelé  ensuite l’hôtel Centrall

La résidence des Balances,  ancien hôtel de la Belle Epoque,  trône au centre de Chamonix.

Depuis des siècles,  chamoniards et visiteurs passent par  le carrefour  situé au pied de ce bâtiment, en direction de l’unique passerelle franchissant  l’Arve ou pour se rendre à l’église.

 

 La famille Devouassoux avait,  en 1905,  construit ici un des fleurons du patrimoine chamoniard. Transformé en appartements dans les années 1980,  l’hôtel a perdu un peu de son âme, mais rien de sa structure originelle

 

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La résidence des Balances anciennement hotel Central1905, 

Son toit haussmannien, ses balcons ouvragés, ses encadrements de granit, son escalier intérieur rappellent les temps de la Belle Epoque.

Il y a peu encore,  une fleuriste occupait  au rez de chaussée  un des anciens salons de l’hôtel.  Lors de son installation, le plafond était _MG_0161recouvert de frisette. Elle eut l’idée de la retirer et découvrit alors un superbe décor peint. Elle mit ainsi en valeur une ornementation  raffinée datant de l’origine.

Une peinture en trompe l’œil représentait un balcon orné de fleurs. Au dessous,  une frise courait le long du mur.

_MG_0169Aux quatre coins,  quatre médaillons évoquaient  des paysages de montagne, une scène de bateau sur un lac et le dernier figurait le château de Chillon._MG_0175

J’avais plaisir à le montrer  lors de mes visites guidées, et la propriétaire était ravie de mon passage.

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Aujourd’hui tout a disparu. En une nuit… plus de décor, plus de plafond peint, plus de fleurs…

_MG_1510une misérable couche de peinture blanche a recouvert l’ensemble. Les peintures sont perdues à jamais…

Le nouveau propriétaire, une enseigne de sport,  n’avait cure de ces vieilleries et n’y voyait certainement aucun intérêt.

 

_MG_1505Vu de l’extérieur,  l’enseigne  du magasin  est d’une horrible banalité.  Mais de plus elle est répétée sur les vitres des fenêtres du premier étage, en contravention me semble t’il  avec la réglementation :

A Chamonix, toute publicité est interdite en dehors des enseignes réglementaires.

Ainsi est  dénaturé  cet ensemble architectural qui aurait mérité, au contraire,  qu’on  le mettre en valeur.

 

N’aurait on pas pu, comme Annecy l’a fait en son temps,   lancer une politique de protection du patrimoine qui aurait permis d’ éviter ces abus  d’enseignes  extérieures  et  de protéger ces décors  intérieurs que d’autres à Chamonix ont su respecter et préserver.

Histoire et patrimoine de Chamonix

Christine Boymond Lasserre

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juin 24

La Savoie et les Anglais

Bien souvent à Chamonix on considère que Messieurs  Windham et Pocoke ont été les premiers Anglais en terre de Savoie.

Et bien non ! cette conférence nous emmène à la découverte des longues relations que la Savoie entretient depuis le Moyen Age avec l’Angleterre.

Conférence passionante.

ENTREEE LIBRE.

Affiche La Savoie et les Anglais 24062015

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juin 08

La villa de la Tournette connait une nouvelle vie

 

Tournette 2015

Construite et occupée  par les frères Couttet et leurs descendants,  puis par Mr Maurice Herzog, elle fut rachetée par la mairie en  2000. Abandonnée une dizaine d’années  et souvent squattée, puis restaurée par la municipalité,  elle est à ce jour confiée à André Manoukian pour en faire une Maison des artistes.Maison des artistes

Le musicien  s’engage  à  la faire vivre,  avec des concerts ouverts à tous.

C’est une belle renaissance pour  une maison de caractère.

Joseph et Jules Couttet *seraient certainement heureux  et fiers  de la magnifique restauration  effectuée sur  leur villa la Tournette.

Joseph, sur la fin de sa vie,  rêvait d’en faire un musée. Il affectionnait tout particulièrement cette magnifique maison qu’il avait construite  avec son frère Jules  dans le parc dépendant du Grand Hôtel Couttet et du Parc.Ce ne sera pas un musée mais un temple de la musique.

La maison   a une forme vraiment étrange,  tout à fait étonnante dans le contexte chamoniard. Elle repose sur une base solide en granit, et s’élève en forme pyramidale vers l’épi  de faîtage. Les façades sont protégées à l’est et au sud par une galerie de plain pied constituée d’une élégante et fine colonnade en bois. Le plus  inhabituel   est sans conteste, vu de l’extérieur, la répartition des fenêtres dans la toiture  qui laisse deviner l’agencement intérieur.

  On admire ici l’art des angles, des pans coupés, des cercles, des arrondis et des octogones.

girouetteEn son sommet tournoie  une girouette empreinte  d’histoire représentant  les deux frères en ski  de fond.  La légende raconte qu’ils auraient rapporté d’un voyage en Norvège, avec le docteur Michel  Payot,  les premiers skis dans la vallée.

Construite en 1926,  la Tournette  se rattache à l’esprit original  des années de la Belle Epoque et des Années folles. On y lit une architecture  dans laquelle on retrouve la fantaisie de l’art nouveau et la géométrie de l’art déco.

La commande n’aurait elle pas été faite avant la guerre, (les plans font penser à la période avant guerre) mais celle ci a peut être  contraint les frères à différer leur projet .    C’est une question que l’on peut se poser. on sait que Joseph Couttet a passé une grande partie de la guerre dans les tranchées)

05 09 FACE CUISINE - CopieLes plans sont signés par Mr Debry,  architecte de la ville de Chamonix,  auteur de nombreuses réalisations dans la vallée.Le graphisme des plans, incroyablement  détaillés, est  remarquable. Ils sont exposés au sous-sol de la maison. 

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Détail ravissant d’un des plans

Tournette à sa construction sans la girouette 5

Villa les Améthystes en 1926

 

 

 

A sa construction la maison prit le nom de « Villa des Améthystes »  mais l’orthographe en étant trop complexe on lui donna le nom de  Tournette. Pour quelle raison ? Nul ne le sait.  Y-a-t-il un lien avec les rochers de la Tournette sur le chemin du Mont Blanc ?

Dégagée des haies et des arbres  qui  l’étouffaient, la villa est maintenant bien visible aussi  bien  de l’entrée du parc que de l’avenue des Allobroges qui la longe au sud.

A l’intérieur,  l’ambiance feutrée  de l’origine est   préservée, les volumes restent les mêmes et la décoration mêlant l’ancien et le moderne est une réussite. Bravo au jeune talentueux décorateur chamoniard Victor Armand  qui a su restituer   l’âme particulière de cette maison.

Ici seront donnés régulièrement des concerts ouverts à tous,  André Manoukian l’a promis. Le studio d’enregistrement High Tec  aménagé dans l’ancienne  cave offrira la possibilité aux groupes voulant faire des enregistrements de venir le faire à Chamonix, en échange de quoi  ils seront logés dans les chambres des étages supérieurs et devront donner des concerts au sein de cette Maison des Artistes.

Ambitieux, André Manoukian rêve d’en faire une « Villa Médicis » chamoniarde. Le rêve est permis.

 

Mais qui étaient donc Joseph et Jules Couttet :

photo à VENISE08062015

Joseph Couttet et sa femme Aimée à Venise en 1926

Jules et Joseph Couttet étaient les fils du fameux guide et hôtelier François Couttet dit « Baguette ». Ce François,  après avoir construit dès 1868 une pension,  construira en 1880 le Grand Hôtel Couttet et du Parc. Il aura cinq enfants qui marqueront à leur tour toute l’histoire hôtelière de la Belle Epoque aux années Folles.

Joseph était le second, Jules le dernier. Ensemble, au décès des parents,  ils tiendront l’hôtel, et ensemble ils construiront cette magnifique villa.

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Le docteur Michel Payot

Joseph ami du docteur Michel Payot fut un des promoteurs du sport d’hiver à Chamonix. Il contribua à y importer le ski tout au début du siècle par le truchement des skieurs de l’armée norvégienne avec qui il organisa les premiers sauts à ski au tremplin des Frasses.

Simultanément Jules et Joseph mirent sur pied avec leur beau frère Jean Lavaivre, maire de Chamonix l’organisation hivernale de la station et créèrent coup sur coup la première patinoire, la piste de bob et les premiers itinéraires de ski de printemps. Tous deux seront très actifs dans la vie chamoniarde et œuvrant avec insistance pour la création des premiers jeux olympiques de 1924.Leurs soeurs mettront en route trois hôtels fameux à chamonix, le palace du Savoy, l’hôtel des Alpes, l’hôtel du Beau Site.

Joseph Couttet fut un alpiniste passionné et rien de ce qui touchait à la montagne ne le laissait indifférent.

Les deux frères meurent tous deux en 1961 à l’age de 91 ans pour Joseph et 86 pour Jules.

 

                                                                 

 Edité par Christine Boymond Lasserre

Histoire et patrimoine de Chamonix

 

 

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avr 22

Sur les pas des voyageurs d’autrefois : de Martigny à Chamonix

séracsNous connaissons tous cet  itinéraire conduisant de Chamonix à Martigny.

Comment les premiers voyageurs le vivaient ils ?

Quelles étaient leurs émotions? leurs visions de ces paysages grandioses? 

A découvrir en cliquant  ci dessous..

Vidéo réalisée epar Viatcicalpes, un site remarquablement instructif.

Son  après une trentaine de secondes

 

Histoire et patrimoine de Chamonix

Edité par Christine Boymond Lasserre

 

 

 

 

 

 

 

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avr 02

Paccard et Balmat au Mont Blanc en musique

 

Olivier Rouquier a composé une jolie ballade  intitulée la voie Paccard et Balmat:

Clip réalisé par Bertrand Delapierrre

 

A découvir en cliquant sur le texte ci dessous

 Paccard et Balmat au Mont Blanc en musique

 

 

 

 

 

 

 

Histoire et patrimoine de Chamonix

Edité par Christine Boymond Lasserre

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mar 20

A Chamonix pourquoi une rue de la Tour ?

 

Chamonix et le mont Blanc goauche Louis le Bleuer collection Fond Payot

Chamonix et le mont Blanc
goauche Louis le Bleuer
collection Fond Payot

Dans les temps anciens, en arrivant du prieuré,  le seul passage possible pour passer sur la rive gauche  était la passerelle  alors située à l’emplacement du pont actuel,   ensuite  le chemin se faufilait parmi les prés.  .

Traditionnellement,  ce chemin était le passage obligé emprunté par tous.

Dans Chamonix, aucun autre passage  ne permettait de passer sur l’autre rive. Le chemin traditionnel  est devenu rue. Elle  a vu passer durant des centaines d’années chamoniards et visiteurs.  Elle porte actuellement le nom de rue de la Tour.

Ici au 19ème, à la place du casino actuel (l’ancien Hôtel Royal),  se situait un hôtel appelé l’Hôtel de la Tour.  Indiqué dans les premiers guides touristiques évoquant Chamonix, il était tenu dans les années 1825-1830 par un certain Bossonay.

Jean Dubois - Copie

Gouache jean Dubois –  Collection Fond Payot

Sur une des gouaches  réalisées  par Jean Dubois (le mont Blanc vu de Chamonix),   on distingue sur la  rive gauche de l’Arve,  peu habitée à l’époque,  quelques maisons. Sans doute  l’hôtel de la Tour occupait-il  une de ces bâtisses typiquement chamoniarde.

Mais pourquoi un hôtel de la Tour ? Etait ce en raison de la tourelle  d’observation située sur le chemin du Folly ? Non ! Celle-ci,  dressée plus tard,  n’existait pas encore.

Il faut peut être remonter dans l’histoire locale, plus précisément fin 15ème , début 16ème.

En ces temps la vallée de Chamonix,  bien que dépendante de l’abbaye de st Michel de la Cluse,   était régentée par une famille qui donna plusieurs prieurs : la famille de la Ravoire.

L’un de ceux ci, Guillaume, essaya à maintes reprise de s’accaparer tous les droits acquis par les chamoniards. Il n’eut pas la vie facile si l’on en juge par les démêlés qu’il eut avec ceux-ci !

Mais,  voulant asseoir son pouvoir avec force,  n’aurait-il pas dressé une maison forte dans Chamonix ? Pourquoi pas, sachant que ce prieur cherchait à s’approprier les droits de justice qui étaient alors attribués aux syndics ?

Gravure de Jean Philippe Linck  – Collection Fond Payot

C’est une  gravure de 1806  de Jean Philippe  Link « Vue du bourg… »     qui nous éclaire. Effectivement ce document représente Chamonix,  mais en zoomant  on distingue,  au fond,  très nettement,  sur une colline ?????????(certainement la colline du Couttet),   les ruines d’une tour.

Il y a de fortes chances qu’au début du 19ème siècle subsistaient les ruines de cette maison forte. Les chamoniards l’appelant la Tour,   il est probable que Mr Bossonay ait alors construit son hôtel au pied de celle-ci  et lui donna ainsi ce nom, aujourd’hui  mystérieux pour tous.

Cet hôtel de la Tour sera détruit en 1843 et à sa place édifié un nouvel hôtel : le Royal.

 De cette Tour il ne subsiste  maintenant que le nom de cette rue ?rue de la tour

Mais qui l’avait remarqué ?

 

 

 

 

Edité par Christine Boymond Lasserre

Histoire et patrimoine Chamonix Mont Blanc

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mar 03

En hiver découvrir les villages et hameaux de la vallée de Chamonix

Histoire et patrimoine Chamonix

Edité par Christine Boymond lasserre

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fév 22

En bas et en haut de la vallée des représentations et inscriptions identiques du XVIIIème siècle

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Au hameau des Bouchards dans le bas de la vallée une inscription sur un grenier avec la date inscrite de 1742 et ou sont dessinés une Croix de Savoie, un piochon, une serpe, un compas. Des initales : T R

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A Vallorcine une inscription quasi identique mais mieux élaborée avec une date inscrite :1789,  surmontée de la croix de saint Maurice ,un piochon, un compas une serpe identique aux dessins des Bouchards. Des initiales : J.M.C

 

 

 

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fév 09

La petite chapelle des Chosalets

_MG_0606Parmi les nombreuses chapelles disséminées dans la vallée de Chamonix,  celle des Chosalets, située à l’entrée du village,   a ceci de particulier qu’elle est privée. La légende familiale des Ravanel  raconte qu’en ces lieux avait été trouvée une statue du 16ème siècle. Quelle était cette statue, d’où venait-elle ? Nul ne le sait plus,  mais il est vrai que le passage de la révolution française dans la vallée avait vu la destruction de nombre d’oratoires et chapelles.

 Jeanne Ravanel, originaire du hameau et propriétaire de quelques terrains,  entreprend alors  la construction d’une chapelle. Celle-ci  sera  bénie et consacrée par le révérend  Pinget de l’église d’Argentière le 17 août 1875. Elle prendra le nom de Notre Dame du Bon Secours.chapelle 2 chosalets

 Au 19ème siècle nombre d’enfants mouraient en bas âge, ce qui était toujours un grand drame. Notre Dame du Bon Secours était évoquée essentiellement pour la protection des enfants et des mères. Aussi naturellement Jeanne choisit-elle  de consacrer cette petite chapelle à la Vierge Marie priée si souvent par les mamans.

A la disparition de Jeanne, les neveux  héritent de cette  modeste chapelle.  Les générations se succèdent. Toutes,  au fur et à mesure du temps qui passe,  entretiennent cet édifice,  témoignage patrimonial important pour le village.

Des travaux d’entretien sont toujours indispensables,  mais pas faciles à réaliser. Aussi  la famille crée en 2002 une association  loi 1901 qui permet de financer les travaux de restauration et de rénovation nécessaires à l’extérieur. De nouvelles ancelles  recouvrent le toît et un nouveau coq trouve sa place au sommet de l’épi de faîtage.

En 2011  on entreprend la réfection de la peinture des façades extérieures, de la porte d’entrée et des volets.

Elle a maintenant fière allure.

DSC00705A l’intérieur trône un petit maître autel néo gothique  en bois,  typique de cette période de la fin du 19 ème siècle.  En son milieu, Notre Dame du Bon Secours avec l’enfant Dieu dans ses bras. A sa droite une statue de Saint Joseph, toujours évoqué lui aussi pour protéger  les familles. A sa gauche Saint François de Sales, le saint évêque originaire de la région d’Annecy  et  si aimé par la population savoyarde. Sur les côtés deux statues,  le Sacré Cœur et  St Antoine de Padoue.

Malgré l’entretien régulier de la famille, l’intérieur se dégrade.

Chapelle privée elle ne peut recevoir de l’aide de l’état. Comment cette petite association familiale peut elle arriver à la tenir en bon état ?

L’été, la famille s’efforce de la maintenir ouverte et est toujours joliment fleurie.

Promeneurs  arrêtez vous, elle mérite un détour !

 Histoire et patrimoine Chamonix

Publié par Christine Boymond Lasserrre

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