oct 08

Belle surprise près du Col de Balme : une borne du XVIIIème siècle

Nos randonnées chamoniardes nous réservent  parfois de belles surprises !

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Combien de fois sommes nous allés avec enfants, petits enfants ou amis au col de Balme pour une balade dominicale Le site est  magnifique, la randonnée est facile, c’est toujours un plaisir de parcourir ces crêtes  d’où le panorama est  exceptionnel. Le plus  souvent nous empruntons les chemins balisés.

 Si l’on s’en écarte un tant soit peu, en longeant  tout simplement la ligne de crête qui court de la tête de Balme vers le col des Posettes,  nous   buttons sur deux  bornages   dressés au cours des siècles passés  sur cette  ligne frontalière. Ils marquent l’emplacement exact de la frontière entre la France et la Suisse.

Borne à la tête de Balme

Borne à la tête de Balme

 

Certes nous connaissons la borne située au col de Balme  avec l’inscription France d’un côté et Suisse de l’autre. Ou encore celle de la Tête de Balme avec un F et un S. Toute deux  réalisées en 1891 au temps où le gouvernement   érigea le long de ses frontières ces bornes de granit afin d’en préciser ses nouveaux contours.

 

Borne côté France

Borne côté France

Mais ici sur l’arête,  juste au dessus de la gare supérieure du télésiège des Esserts, nous découvrons, à côté de  la borne classique de 1891, une borne rare datant de 1737-1738.

Celle-ci d’ailleurs figure sur un tableau du XVIIIème siècle.

D’un côté  figure la croix de Savoie couronnée. Cette représentation correspond effectivement à l’emblème de la maison royale de Savoie en 1738. Les couleurs sont passées mais on devine la croix blanche sur fond rouge. Celle-ci est surmontée de la couronne du royaume de Sardaigne. Cette couronne est formée d’un cercle surmontée de 8 fleurons, ceux-ci servant de base à des diadèmes perlés qui se réunissent au sommet par un globe et une croix.

P1010111De l’autre côté nous retrouvons sur la partie basse de la borne le blason de l’évêque de Sion, une épée et une crosse surmontée de la mitre et au dessus le blason des sept dizains valaisans représentés par sept étoiles en  représentation de la république fédérale du Valais  de 1600 jusqu‘à 1802 .

 

Il est intéressant de noter qu’en cette période le Valais était une  république fédérale appelée la république des sept dizains et l’évêque de Sion en était un des princes électif,  d’où la double représentation évêque et Valais sur cette borne.

Cette république disparaitra avec le rattachement du Valais à la confédération helvétique en 1815. Le Valais sera alors représenté par treize étoiles sur fond rouge et blanc.

 

Une belle découverte à faire par ces belles journées d’automne.

Col de Balme 18ème siècle - Copie

Tableau du XVIIIème intitulé Col de Balme On y voit très bien cette même borne

 Histoire et patrimoine Chamonix

Publié par Christine Boymond Lasserre

Photos : Christine Boymond Lasserre

 

oct 03

Un gypaète barbu au nom de Jacques Balmat

 

Les falaises du cirque du cirque du fer à Cheval dominé par le Ruan

Les falaises du cirque du cirque du Fer à Cheval dominé par le Ruan

Un matin de septembre 1834, Jaques Balmat avec son compagnon vallorcin Pache s’engage sur les pentes du mont Ruan. Cristallier, Jacques Balmat, le vainqueur du Mont Blanc avec Michel Paccard en 1786, était depuis toujours à la recherche d’hypothétiques mines d’or que l’on prétendait avoir découvert dans nos régions montagneuses.

Il se rendait  souvent à Genève pour faire analyser certains échantillons qu’il rapportait  de ses pérégrinations montagnardes. Or, un jour,  le chimiste Abraham Raisin lui annonce qu’il a découvert des traces d’or dans un prélèvement  trouvé dans  la région du Mont Ruan.

 Jacques Balmat décide alors de tenter sa chance. Il marche  le long des pentes du massif du  Ruan, en traverse le glacier,  puis s’engage sur des vires  surplombant  le 10712783_819381251447332_5450742791528405016_ncirque côté Sixt. Les vires sont de plus en plus étroites. Pache n’ose le suivre. Ce seront les derniers instants ou Jacques Balmat sera vu vivant. Pache rentrera seul à Vallorcine, ne faisant plus aucun commentaire sur cette expédition hasardeuse.

 Les nombreuses recherches entreprises dans la région du Fer à cheval – Sixt pour retrouver le corps resteront vaines.

Il avait 72 ans.

Ce sera seulement 19 ans après que le syndic de Sixt  Bernard Biord lèvera le voile sur cette disparition. Il révèlera à son confesseur que deux jeunes bergers avaient bien vu le corps tomber de la falaise.  Il leur avait alors interdit d’en montrer le lieu. Mais pourquoi donc ? Tout simplement il redoutait l’installation d’une entreprise minière qui risquait de dévaster la forêt. Effectivement,  dans les siècles précédents,  la vallée avait subi  diverses catastrophes suite à une déforestation excessive pour exploiter des mines de fer. Il voulait éviter à son village les mêmes désagréments.

Jacques Balmat repose toujours au pied  des falaises du Ruan.

 180 ans plus tard, la commune de Sixt décide de baptiser le nouveau gypaète barbu, né dans les falaises de Sixt-Fer à cheval,  du  nom de ce personnage si illustre de notre vallée de Chamonix. Jacques Balmat connaît une nouvelle vie. Il survolera de nouveau, par le biais de son filleul,ses chères montagnes.

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 gypaète barbu  - copyright Asters

Histoire  et patrimoine Chamonix

Texte : Christine Boymond Lasserre

Droits réservés

 

sept 11

Les Cent ans de la Résidence

En 1914 est annoncée en grande pompe  l’ouverture du second palace de Chamonix. : le  » CHAMONIX PALACE »CHAMONIX PALACE

Si le Savoy fut  construit par une famille chamoniarde descendante de la grande famille hôtelière des Couttet  et  le Majestic par la famille Cachat, ce ne fut pas le cas pour la Résidence du Mont Blanc.

Une société anonyme, la SHFS (société hôtelière franco suisse)  qui,  après avoir acquis l’Hôtel d’Angleterre et les terrains annexes de  la famille Tairraz, lance le projet de construction d’un palace au centre de Chamonix. Il s’appellera le Chamonix Palace.

Cette société implantée à Chamonix depuis 1903 sera un holding important,  propriétaire de très nombreux hôtels dans l’hexagone.

La société dresse sur l’Arve une passerelle permettant aux clients de l’Hôtel  d’Angleterre d’accéder au parc situé rive gauche. C’est sur  ces mêmes  terrains que fut entreprise la construction d’un nouveau palace.

 Le palace est construit selon les normes classiques d’édification de palaces européens. Menés  par un architecte parisien, les travaux sont conduits par une entreprise locale. Equilibré dans ses volumes,  éminemment classique avec sa rotonde en corps central  et ses longues ailes latérales,  il est le palace le plus abouti de Chamonix. L’hôtel abrite alors 150 chambres, 60 salles de bains. Jardins, tennis privés, garages, bars font la réputation de ce magnifique  établissement.

Ancien décor intérieur de la Résidence

En son milieu  descend  un escalier intérieur monumental desservant un très grand salon décoréde peintures de femmes aux poses langoureuses.

De magnifiques carreaux de ciment couvrent le sol..

Le décor intérieur , les ferroneries extérieures évoquent l’ art nouveau en vogue de l’époque.

site

 

 

Ferronirie des garde corps

Ferronirie des garde corps

   L’inauguration a lieu en juin 1914.  La guerre est déclarée deux mois  plus tard. Le palace a bien du mal à vivre de son activité.

Il connaît   ses grandes heures de gloire lors des  bals et galas des années folles. De plus, sa cuisine  réputée attire nombre de vacanciers.  Il héberge un casino pendant quelques années.

Le bâtiment est endommagé par un grand incendie en juin 1926. Il reste fermé un temps puis racheté par la famille Favre.  Il prend  alors le nom de Grand Hôtel et ses clients ont une entrée privilégiée au Casino nouvellement construit sur l’Arve. A cette période également sont vendues les parcelles riveraines de la nouvelle avenue de la gare sur lesquelles sont  édifiées les boutiques.

Carreaux de ciment

Carreaux de ciment

La seconde guerre mondiale  marquer le déclin de l’activité hôtelière  de  ce palace, qui tente de survivre une petite dizaine d’années.

Sa  partie supérieure  est  alors  transformée en appartements et le rez de chaussée acquis par la commune qui y aménage le Musée Alpin.

 

 

 

 

Décor

Décor

Stucs intérieurs

Stucs intérieurs

On peut encore déceler quelques traces du décor d’origine dans la pièce principale du musée.

 

 

 

 

 

Histoire et patrimoine de Chamonix

Pulié par  Christine Boymond Lasserre

Photos :  Christine Boymond Lasserre

Droits protégés

 

Les premiers voyageurs , premieres images de Martigny à Chamonix par le réseau Viaticalpes

août 12

La fête des guides en 1898

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Histoire et patrimoine Chamonix

 publié par Christine Boymond Lasserre

Droits réservés

Vidéo pour découvrir Vallorcine et ses hameaux secrets

 

 

 

 

histoire et patrimoine de Chamonix

juil 14

Quand l’avenue Michel Croz s’appelait Avenue Foch !!

chaussures Ducrey

 

Photo publiée par Christine Boymond lasserre

Droits réservés

Les 750 ans de Vallorcine

Cette année, Vallorcine commémore les 750 ans de son entrée dans l’histoire de la vallée de Chamonix…

 _MG_7337dat « Nous frère (Richard), prieur du prieuré de Chamonix , du diocèse de Genève, à tous ceux qui liront le présent texte, faisons savoir que sciemment et de plein gré, sans y avoir été conduit par quelque ruse ou crainte, mais assuré de droit et de fait, nous avons donné et concédé, en notre nom et au nom de nos successeurs, à titre d’albergement perpétuel, aux Teutoniques  de la vallée des ours  et à leurs héritiers, la moitié de la vallée des ours susdite.

« Cette vallée est délimitée d’un côté par l’eau appelée Barberine , d’un autre par la montagne appelée Salenton , d’un autre par le lieu où naît l’eau appelée Noire  jusqu’à la limite qui sépare le territoire de Martigny  et le territoire de l’église de Chamonix .

« De même, nous signifions que les hommes susdits nommés Teutoniques, et leurs héritiers demeurant au même endroit, soient les hommes liges du susdit prieuré de Chamonix et soient tenus d’acquitter annuellement à la fête de saint Michel archange huit deniers de service et à la Toussaint chaque année quatre livres de cens au prieur de Chamonix du moment, sommes à verser et à acquitter intégralement.

« Et si quelqu’un des susdits Teutoniques veut se déplacer en un autre lieu, nous faisons savoir qu’il pourra emporter ses biens meubles avec lui librement et absolument, ainsi que vendre ses propriétés, le droit du domaine de Chamonix étant sauvegardé, mais à des hommes liges du dit prieuré et non à d’autres.

  « D’autre part, ils pourront demeurer en paix et libres de menées , de visites  et de corvées et, dans le respect des autres usages, droits et coutumes de l’église ou du prieuré de Chamonix, ils doivent obéir au prieur du dit lieu et sont tenus de répondre en tous points, dans le respect des droits de propriété et de seigneurie du dit prieuré conformément à ce qui est en usage et jouissance chez les autres hommes de Chamonix. En foi de quoi nous, prieur susdit, avons apporté notre sceau pour qu’on l’appose sur la présente page.

« Fait au cloître de Chamonix, l’année du seigneur 1264, le deuxième des ides de mai 

 

Ce document est riche de détails. Nous apprenons ainsi que la vallée de Vallorcine est bien appelée déjà « la vallée

des ours », que celle-ci est confiée à une population dénommée les « teutoniques ». On y retrouve également  la délimitation  assez précise du territoire concerné. Par ailleurs,  ces teutoniques resteront libres, c’est-à-dire que le prieuré de Chamonix leur reconnait le statut enviable de propriétaires des lieux.

Mais qui sont donc ces « teutoniques », pourquoi cette appellation ? Ont-ils été appelés ainsi  par les prieurs de Chamonix ? Occupaient-ils déjà les lieux ?  A-t-on simplement régularisé une situation  nouvelle?

C’est difficile de  le dire avec précision.

Actuellement,  les chercheurs estiment  que cette population serait probablement constituée de colons venus du haut Valais appelés les Walser. Ceux-ci,   issus d’une population plus ancienne originaire de tribus germaniques arrivant du nord de l’Europe,  auraient colonisé peu à peu les hautes vallées des Alpes,  profitant d’une période climatique plus clémente pour le passage des cols alpins.

La migration Walser s’est effectuée par la colonisation de hautes terres d’altitude (près des cols) sous l’entreprise des monastères

_MG_7891De cette culture,  peu d’éléments précis dans la vallée de Vallorcine permettent d’en affirmer l’implantation formelle.  Cependant,  quelques éléments d’architecture encore visibles dans le paysage vallorcin tels les regats ou raccards (commun à des vallées suisses et italiennes de culture Walser) sont  peut être bien le témoignage de l’installation  de ces « teutoniques » dans la vallée des ours.

 

 

 

1264-2014   Vallorcine a célèbré le 750e anniversaire de la charte d’albergement octroyée par Richard prieur de Chamonix aux Teutonici de Valloursine et à leurs héritiers à perpétuité.

La migration à travers les Alpes et la colonisation de ces terres d’altitude par les Walser est un fait unique par son amplitude et sa durée. Ces paysans défricheurs provenant de Souabe puis du Haut Valais ont été appelés par les pouvoirs ecclésiastiques et seigneuriaux. Les actes témoignant de cet appel sont les chartes d’albergement, en allemand Erblehenbriefe. Ils se sont installés dans le haut des vallées près des cols ce qui était stratégique au moment où le trafic de transit se développait. Là où ils se sont implantés, il s’est avéré que ce sont les territoires les plus soumis aux aléas tels que les glissements de terrains, avalanches etc. Au XIIIe siècle, l’émigration s’est d’abord produite vers l’ouest dont Vallorcine puis sur le versant méridional par les cols du Théodule et de Gries, ils ont fondé des colonies dans les vallées en étoile autour du Mont Rose ( dénommées la garde allemande par De Saussure): Macugnaga, le Val Sésia, Gressoney, le val d’Ayas. de Formazza à Bosco-Gurin et par les cols de la Furka et l’Oberalp ils ont essaimé les Grisons où ils se sont fortement implantés par touches. La fin de la diaspora se situe au XVe siècle, au moment du petit âge glaciaire, dans le Haut Prättigau et les deux Walsertal. Walser, contraction de Walliser (valaisan), est le terme utilisé pour les distinguer des autres populations alémaniques.

Max Waibel, spécialiste suisse des études Walser, décrit ainsi Vallorcine dans son ouvrage, « En chemin vers les Walser »: ( transmis par Dominique Ancey de Vallorcine)

PUBLIE PAR CHRISTINE BOYMOND LASSERRE . DROITS RESERVES

 Histoire et patrimoine Chamonix

Un petit clin d’oeil en ce début de saison

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Une remarquable expression de l’art déco : la Banque de Paul Payot maire de Chamonix de 1888 à 1901

 

Paul Payot : Frère de Michel Payot , médecin, créateur du club des sports de Chamonix, et Jules Payot , recteur.de l’académie d’Aix.

Banque Payot actiuellement banque Laydernierdétail laydernier 2 - CopieDans les revues spécialisées d’architecture des années 1930, la construction de la banque Payot à Chamonix est  souvent donnée en exemple. Réalisée par l’architecte Marcel Cochet, elle  attire l’attention des spécialistes de l’époque pour l’originalité et  la qualité du bâtiment.

A Chamonix, jusqu’à cette période,  on construisait avec  des  boules d’Arve que l’on cimentait entre elles et que l’on enduisait de crépi ou d’enduit.

P1000499 - CopieMarcel Cochet innove totalement. Il élève l’ossature du bâtiment en  béton armé.  Il connaissait les  aléas de ce type de ce matériau, notamment face aux différences de températures  extrêmes de la vallée. Cette armature est   ensuite comblée   aux étages de briques creuses et est complétée par une cloison en dolomite (panneaux de paille, ligaturée réalisant un matelas  isolant).

En 1930, en Savoie,  ce type de construction n’était pas chose courante,  d’autant plus  que  Marcel Cochet ose utiliser le béton pour le toit ce qui provoqua bon nombre de questionnements de la part de ses confrères.

 Son esprit vigilant le conduira à imaginer des  méthodes complémentaires pour assurer  l’étanchéité des terrasses. Il saura aussi profiter de l’expérience locale en adoptant des doubles cloisons  et des doubles fenêtres pour   mieux lutter contre le froid.

_MG_0194Les façades ont été traitées par une méthode simple :   un revêtement de plaques moulées en simili granit poli,  agrafées aux piliers de béton armé.

Le procédé  est  vraiment révolutionnaire à Chamonix.

Le 1er étage est occupé par l’appartement de Mr Payot, deux appartements occupent le second et un seul plus petit   le  troisième. Dans la partie supérieure,  une zone  plate « non aedificandi » est aménagée en terrasse  pour  qu’un hôtel,   l’Impérial situé à l’arrière,  conserve la vue sur le Mont Blanc.

Les façades de la banque sont décorées de  panneaux de ferronneries d’uneremarquable finesse (hélas disparues  depuis) qui avaient été réalisées par la maison Schmidt de Chamonix.

P1000492 - CopieLa façade sud sera prolongée par une boutique finement décorée.

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Au dessus de ces grilles est inscrit en mosaïque  le mot  « change » en français, anglais, italien et allemand.

_MG_0183 - CopieSur la façade,  sont incrustés  des panneaux de mosaïques de grès et d’émaux  réalisées par une entreprise lyonnaise…  Ceux-ci rappellent   le souvenir de  l’oncle Venance Payot, naturaliste, botaniste et collectionneur de cristaux  qui tenait à cet endroit quelques dizaines d’années auparavant un muséum.

 L’une d’elles représente une fleur d’edelweiss qui pourtant n’est pas une fleur de chez nous ! Peu importe,  seul le décor compte.

Plus de 80 ans après,  on ne  peut que  rester admiratif devant ce bâtiment unique trônant au cœur de Chamonix.

 

 Qu’est ce qu’un bâtiment art Déco :
Un bâtiment construit après la 1ere guerre.Une construction simple et fonctionnelle, plutôt dépouillée mais ou la décoration est toujours présente sous une forme ou une autre. Ce sont des ornements très simples plutôt géométriques. Architecture volontairement  en opposition à l’art Nouveau des années avant guerre que l’on trouvait trop chargé.
 
 

 Article publié par Christine Boymond lasserre. Droits réservés.

Histoire et patrimoine Chamonix

 
 
 

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